Depuis plusieurs années déjà, les chercheurs suspectaient le virus d’Epstein-Barr, responsable de la mononucléose infectieuse, de jouer un rôle dans l’apparition de la sclérose en plaques (SEP) même si d’autres facteurs, notamment génétiques ou environnementaux, peuvent également intervenir. Confirmant cette suspicion, une étude publiée le 13 janvier dans la revue Science et portant sur plus de 10 millions de jeunes adultes en service actif dans l’armée américaine apporte le plus fort élément de preuve à ce jour incriminant le virus d’Epstein-Barr (EBV) comme cause déclenchante de cette pathologie qui touche une personne sur 1000 en Europe et aux Etats-Unis.