Selon les connaissances actuelles, la transmission du virus à l’homme est très improbable et les denrées alimentaires concernées ne présentent pas de danger pour le consommateur.

Côté bétail, il n’existe actuellement pas de vaccin. Les animaux adultes infectés développent toutefois une immunité. Au moment de la mise bas, la mère ne présente plus de risque de propagation du virus, a indiqué vendredi l’Office vétérinaire fédéral.

L’arrivée de ce virus, originaire du nord de l’Allemagne, étaient attendue. De nombreux pays sont touchés et les cas s’étendent d’un bout à l’autre de l’Europe. Le virus de Schmallenberg se transmet par des moucherons piqueurs, ce qui rend quasiment impossible d’en protéger les animaux.

Saison des moustiques oblige, les éleveurs ont été appelés récemment à ouvrir l’oeil et d’alerter le vétérinaire le cas échéant. Les signes de la maladie sont des diarrhées, de la fièvre, un manque d’appétit ou une baisse de la production de lait.

Jusqu’ici des tests ont été pratiqués sur 65 animaux : 28 bovins, 23 moutons et 14 chèvres. Les échantillons provenaient de 62 exploitations réparties dans 18 cantons.

Seul l’isolement du virus ou la détection des anticorps dans le sang des animaux permettront de savoir si le virus est actif ou non dans un troupeau. Les symptômes chez les bovins adultes ne sont pas toujours très clairs et peuvent souvent passer inaperçus.

Chez les ruminants adultes de petite taille, dans la majorité des cas, l’infection évolue sans qu’on observe des symptômes et elle n’est décelée que lorsque les animaux avortent ou mettent bas des jeunes présentant des malformations. Seuls les nouveau-nés issus de mères infectées durant le premier tiers de la gestation sont malformés.

Le Service vétérinaire suisse va continuer de suivre la situation pour évaluer l’étendue de la propagation de la maladie et l’ampleur des dommages économiques pour l’agriculture. Aucune mesure de lutte n’est prévue.