«C'est incroyable! Nous devons complètement nous remettre en question. Un rejet avec plus de 60% de non, le soutien d'aucun canton: c'est dur.

»Deux éléments ont joué en notre défaveur. Tout d'abord, cette initiative a pris des allures de combat entre gentils et méchants. Dans ce contexte, nos adversaires sont parvenus à nous dépeindre comme les méchants qui souhaitent absolument tout bétonner. Je remarque également que beaucoup de monde de notre propre camp a eu peur de s'exprimer sur la question en public. De l'autre, nous n'avions pas la même capacité financière.

»Enfin, je le reconnais, les organisations écologistes ont aussi fait une belle campagne.

»Nous voulions, avec cette initiative, définir qui était compétent pour prendre les décisions, en l'occurrence les législatifs. Je constate que la population n'a peut-être pas confiance dans l'Etat.

»Ce résultat est d'autant plus décevant en Valais, où de nombreuses stations dans lesquelles de gros projets restent en jeu, ont refusé l'initiative. Nous nous sommes passablement trompés. Nous pensions que la population était d'accord avec ces aménagements. Or c'est en partie dans les zones où les organisations écologistes ont bloqué des investissements que nous essuyons des refus.» Propos recueillis par Philippe Miauton