On aurait pu penser qu'avec sa petite guitare en contreplaqué, ses minauderies écolières, son petit timbre éraillé qu'on a entendu mille fois, Selah Sue aurait disparu aussi vite qu'elle n'était apparue, un soir d'été entre mille étoiles filantes. Il faut se rendre à l'évidence, si la Belge ne réinvente pas l'histoire de la musique, elle sait mieux que beaucoup d'autres tenir une scène. Son reggae fébrile, mâtiné de soul et de tout ce qui se trouve dans la discothèque seventies de l'honnête homme, a du charisme, parfois de l'audace et surtout une vraie foi en des rythmes syncopés.