En héritage

«Le sens du devoir»

Thierry Grosjean

Conseiller d’Etat neuchâtelois, PLR

Ce que je tiens de ma mère (femme au foyer)

– La vie. Avec ce que cela a représenté et représente d’abnégation pour elle

– La spontanéité, la détermination, une dose d’anarchisme, de conservatisme aussi

– Parfois une certaine vivacité dans le jugement

– L’amour de la famille

– Le fait de prendre sur soi, en oubliant parfois que le prochain pourrait nous aider

– L’attachement à la terre au-delà du normal

– Les grandes choses sont simples, si simples, avec pour corollaire que des choses simples deviennent compliquées

– Le goût du beau

– La détestation du snobisme, du «m’as-tu-vu», de l’ostentatoire

– Le sens critique

– La fidélité

– Je n’ai pas (encore?) repris de ma mère ce sens de la cuisine: mais c’est la faute, ou grâce, à mon épouse Isabelle, qui m’a désarmé par tant de prévention

Ce que je tiens de mon père (avocat, conseiller d’Etat et conseiller aux Etats)

– Une certaine rigueur

– Le sens du devoir, et la conscience d’avoir à rendre au pays un peu de ce qu’il nous a donnés

– Un sentiment de responsabilité vis-à-vis de son prochain

– Le besoin de maîtriser ce qui est en notre pouvoir

– L’honnêteté, la loyauté comme prémices à l’engagement

– Une conscience sociale certaine… et dire que je me demande pourquoi j’ai embrassé à mon tour la fonction de conseiller d’Etat

– Il m’a appris à respecter la femme, la mettant tout en haut de notre échelle de valeurs

– Il a fait de l’imagination et de la fidélité envers ses idées une composante de l’intelligence

– Le sens de l’humour, de la plaisanterie

– Plus simplement, la liberté, le vieux jazz, Verdi, la peinture, les chiens, le cirque (Knie), les éléphants