La 12e Conférence internationale sur le climat se tient du 6 au 17 novembre à Nairobi. Ce gigantesque rassemblement, où sont attendus quelque 6000 délégués de tous les coins de la planète, abritera des négociations sur deux textes principaux: la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (à laquelle adhèrent 189 des 192 Etats membres de l'ONU) et le Protocole de Kyoto (ratifié par 156 pays à l'exception notable des Etats-Unis et de l'Australie).

La Convention-cadre, qui date de 1992, a fixé le but général à atteindre. Elle demande à ses signataires de «stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique». Le Protocole de Kyoto a précisé l'objectif, en le chiffrant, et décrit certains des moyens à utiliser pour y parvenir. A commencer par le Mécanisme de développement propre (MDP), qui permet aux gros pollueurs de financer des projets énergétiques et industriels «propres» pour réduire leur propre bilan.

Mais l'effort consenti actuellement par la communauté internationale est notoirement insuffisant. D'abord parce qu'il est le fait d'une petite minorité d'Etats (35 pays industriels et l'Union européenne), qui représentent moins d'un tiers des émissions. Ensuite parce qu'à l'exception de l'Europe centrale et de l'Est secoué par une grave crise économique, ces pays-là ont de fait continué à augmenter leurs émissions.

Les participants à la conférence auront beaucoup de travail. Parmi les chantiers prioritaires figurent la préparation de l'après-Kyoto (le Protocole actuel expire en 2012), l'enrôlement des grandes économies émergentes comme l'Inde ou la Chine dans la bataille (les deux émettront plus de gaz à effet de serre que les Etats-Unis à partir de 2015) et l'aide aux pays les plus pauvres.