«Au fast-food aussi, c’est la loi du silence.» Dans une enquête publiée ce lundi, le journal 24 Heures revient une affaire de voyeurisme ayant eu lieu dans un établissement de la chaîne Holy Cow, spécialisée dans les hamburgers à base de produits suisses.

Les faits remontent au mois de janvier 2020. Une collaboratrice découvre une caméra dirigée sur le coin où les femmes se changent et s’empresse d’aller avertir son manager qui lui demande de garder le silence, le temps que ce dernier puisse prévenir ses supérieurs.

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Un «acte isolé»

Par la suite, tout semble avoir été fait pour faire enterrer l’affaire, rapporte le quotidien lausannois: la caméra, placée dans un tiroir non verrouillé, a disparu le soir même, et une entreprise aurait été mandatée pour nettoyer la ventilation. «Ils ont effacé les seules empreintes digitales qu’on aurait pu avoir», résume une employée.

Une réunion est alors organisée avec le personnel féminin de la succursale concernée au cours de laquelle les employées seront accusées de «faire des histoires» puisque la caméra ne disposait d’aucune carte mémoire. A la suite de cette assemblée, cinq des sept employées iront déposer plainte.

Contacté par le journal, le groupe Holy Cow estime qu’il s’agit d’un «acte isolé inadmissible», assure «regretter profondément cet incident, qu’il condamne avec la plus grande fermeté» et dit «partager l’indignation des employées concernées».