L'an dernier, en moyenne, chaque Alémanique a donné 763 francs aux vicitimes des catastrophes (contre 599 francs chacun en 2004). Les Romands, eux, ont versé en moyenne 261 francs (alors qu'ils avaient offert 199 francs en 2004).

Au-delà de cette grande disparité entre Romands et Alémaniques, reste un constat: les Suisses ont battu, en 2005, tous les records de générosité. Ils ont en effet offert un total record de 1,34 milliard de francs pour les victimes de catastrophes.

Même les jeunes de formation supérieure

Selon un sondage effectué par l'institut gfs-zürich, 81 % des Suisses ont effectué des dons l'an dernier, soit un sommet depuis la première enquête annuelle de 1997. Même les jeunes et les personnes de formation supérieure, qui donnaient de moins en moins ces dernières années, ont participé à ce mouvement. En 2004, 63 % des Suisses avaient fait des dons, pour un montant de 820 millions, un chiffre relativement constant depuis le dernier pic de 2000, année de la catastrophe de Gondo.

Outre les catastrophes en Suisse et à l'étranger, les Suisses ont donné davantage pour la lutte contre la faim. Peut-être parce que d'aucuns ont appelé à ne pas oublier les victimes de la sécheresse et de la famine en Afrique. Les dons ont par contre reculé pour les handicapés, l'environnement, et les animaux.

Interrogations pour 2006

Il faut s'attendre à une baisse des dons et du nombre de donateurs cette année, prévoit l'institut gfs. Beaucoup de gens offrent en effet ponctuellement et non régulièrement.

L'institut zurichois remarque par ailleurs que la question controversée des coûts administratifs des organisations d'entraide ne joue qu'un rôle marginal pour les donateurs. Ils jugent plus importants le caractère sérieux et reconnu de l'organisation et son domaine d'action.

L'enquête a été menée auprès de 1500 personnes en Suisse romande et en Suisse alémanique.