Nous venions d’entrer dans les bois. Le vent froissait les fougères et des pics noirs creusaient les pins. Nous avions à peine quitté le chemin touristique quand nous les avons aperçues à 100 mètres: là, deux biches, relevant la tête à notre vue. Une demi-seconde de face-à-face puis la fuite au galop derrière les épicéas. Nous venions observer des cerfs au coucher du soleil et des biches se présentaient à nous en pleine lumière. Il était 19h30 dans le bois de la Bassine, au-dessus de Gland. Renaud a dit: «Ça alors», puis a murmuré: «Quand tu fais un affût, c’est souvent comme ça, tu te planques deux heures et tu ne vois rien. Puis au moment où tu t’y attends le moins, tac!»