Eté 2003, dans la poussière estivale de Bagdad. La capitale est tombée, Saddam Hussein est en fuite, la ville aux mains de la soldatesque américaine. «Hey guy!» lance un GI. Le ton est enjoué, presque cordial, et étrangement dissonant après les heures de négociations qu’il a fallu investir pour entrer dans le pays. Amir Khalil est vétérinaire de guerre. Il est venu de loin pour tenter de sauver ce qui reste des animaux du zoo de Bagdad. Ils étaient 650, il n’en reste que 28.