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Les cardinaux Lorenzo Baldisseri et Christoph Schonborn, et le père Federico Lombardi, à la présentation d'«Amoris Laetitia» ce vendredi à Rome.
© Franco Origlia

Religion

Amoris Laetitia, les lignes de François sur la famille du XXIe siècle

L’exhortation post-synodale du pape sur la famille a été publiée ce vendredi. Elle n’impose pas de norme à appliquer à toutes les situations familiales, même «irrégulières», mais appelle au discernement personnel et pastoral face à chaque cas particulier

Le Vatican a présenté vendredi l’exhortation apostolique post-synodale du pape François sur «l’amour dans la famille», Amoris Laetitia. Ce texte était très attendu par les catholiques du monde entier après deux synodes des évêques en 2014 et 2015, précédés par deux consultations des fidèles de chaque diocèse. Le pontife argentin a mis un point final et apposé sa signature à «La joie de l’amour» le 19 mars, une date qu’il n’a pas choisie au hasard puisqu’il s’agit du jour de la Solennité de Saint Joseph.

Tout au long de son texte, le souverain pontife veut, comme les pères synodaux, «exposer la situation des familles dans le monde actuel, élargir notre regard et raviver notre conscience de l’importance du mariage ainsi que de la famille».

Mais l’exhortation apostolique n’a pas vocation à changer la doctrine de l’Eglise. Ceux qui attendaient une nouvelle norme de type canonique aux différentes situations familiales du XXIe siècle «seront déçus», sourit, lors de la présentation du texte, le cardinal Christoph Schönborn, l’archevêque de Vienne, lui-même fils de parents divorcés.

Lire: Le pape tend la main aux divorcés remariés, pas aux homos

Face aux situations familiales difficiles ou, selon le vocabulaire de l’Eglise, «irrégulières», le souverain pontife en appelle au «discernement responsable personnel et pastoral des cas particuliers». «Dans chaque pays ou région, peuvent être cherchées des solutions plus ‘‘inculturées’’», écrit François. Autrement dit, «attentives aux traditions et aux défis locaux».

Parmi les situations «irrégulières», celles des personnes homosexuelles et des divorcés-remariés avaient été énormément débattues lors des synodes et largement commentées par la presse. Concernant les premières, «il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille», rappelle une nouvelle fois le pape. Ses mots s’adressent aussi aux familles comprenant des homosexuels. Si «chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect», il faut, selon François, «assurer un accompagnement respectueux des familles, afin que leurs membres qui manifestent une tendance homosexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie».

Document: Amoris laetitia (en français)

Pour les secondes, le Saint-Père écrit que «les baptisés divorcés et remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les diverses façons possibles, en évitant toute occasion de scandale». Cela passe-t-il par l’accès à la communion, l’un des points débattus par les pères synodaux en 2014 et 2015? Le pontife y répond discrètement dans une note de bas de page, sans référence directe à cette situation particulière.

«Il est possible que, dans une situation objective de péché, l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, en recevant à cet effet l’aide de l’Eglise, commente François, ajoutant dans la note que «dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements». Citant l’exhortation apostolique Evangelii gaudium, publiée fin 2013, il rappelle ainsi que «le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur» et que l’Eucharistie «n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles».

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