Le clip d’un peu plus de trois minutes, intitulé «A Great British Spraycation», représente le cheminement estival de l’artiste qui voyage à bord d’un camping-car fatigué, des bombes de peintures plein la glacière.

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Sur un contrefort en béton d’une plage anglaise, Banksy ajouté un rat, son rongeur fétiche, sirotant un cocktail dans un transat. Une autre œuvre, peinte juste au-dessus d’un banc, représente une pince de machine de fête foraine, faisant des passants qui s’y assoient un lot ou une peluche à gagner. Au-dessus d’une benne à encombrants, l’artiste a fait apparaître un goéland prêt à s’y régaler.

Faisant écho à la crise environnementale, une peinture réalisée au pochoir présente trois enfants, dont l’un écope avec un seau, sur une barque de tôle ondulée reposé contre un mur de briques verdi, avec l’inscription «We’re all in the same boat» (nous sommes tous dans le même bateau).

L’artiste qui affole les ventes aux enchères

Dans la petite ville de King’s Lynn, dans l’est de l’Angleterre, Banksy offre à la statue de l’ingénieur Frederick Savage, célèbre pour ses machines à vapeur, un cornet de glace et une langue pour la savourer. Sur le toit d’un abribus, il invite des danseurs et un joueur d’accordéon, sur une maison miniature du Merrivale Model Village, une mention «Go big or go home».

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Ces dernières années, l’artiste contemporain de Bristol, qui entretient savamment le mystère sur son identité, tient en haleine les milieux de l’art contemporain avec ses causes emblématiques (migrants, opposition au Brexit, dénonciation des islamistes) et affole les ventes aux enchères. En mars, une œuvre mettant à l’honneur les soignants a atteint le montant record de 20 millions d’euros, à destination du service public de santé britannique.