Un sentiment de sidération. Puis une tristesse abyssale. Suivie d’une colère noire. Enfin, de la culpabilité, beaucoup, avec cette phrase qui tourne dans sa tête depuis: «pourquoi lui?» Lorsque Anne Donguy apprend, en mai 2018, que son fils Anatole, 8 ans, souffre d’une tumeur cérébrale «inopérable et incurable, qui ne lui laisse qu’entre douze et dix-huit mois de vie», elle bloque, incapable d’assimiler cette nouvelle tellement «contre nature».