UBlé génétiquement modifié

Le «Consortium-blé» étudiera notamment en plein champ, près de Zurich et de Pully, des semences de blé dont la résistance à des maladies fongiques, comme le mildiou, a été accrue par modification génétique. Buts: vérifier si ce blé présente en conditions naturelles le même gain de protection observé sur les plants en laboratoire, noter l'apparition d'effets secondaires au niveau des cultures (baisse de rendement par ex.), ou étudier les interactions avec l'environnement, des plantes sauvages (croisements) ou des insectes. Ces projets doivent encore être autorisés par l'Office fédéral de l'environnement.

UCoexistence

En utilisant des marqueurs colorant les grains de maïs en bleu, des chercheurs de l'EPFZ souhaitent ainsi simuler la propagation de mutations génétiques (représentées par la teinte des grains) dans les plants voisins par contamination lors de la récolte.

UPratique agricole

L'objectif d'un projet de l'Institut de recherche sur l'agriculture biologique est d'évaluer, sous l'angle de la durabilité, les impacts que pourrait avoir l'introduction d'un système de culture de plantes génétiquement modifiées (PGM) sur la pratique agricole en Suisse (rotation des cultures).

URendre le risque mesurable

Que 1000 personnes expriment leur souci devant le fait que des PGM sont cultivées près de leur lieu de domicile suffit-il à qualifier les recherches menées, comme l'entend la loi sans toutefois définir la notion, d'«influence nuisible ou incommodante»? Ou en faut-il 50, ou au contraire 100000? Un projet veut aider les autorités et les politiciens à quantifier les indicateurs afin d'évaluer objectivement les nuisances occasionnées par les PGM.

UConsommateurs

Que se passerait-il dans la tête des consommateurs si un pain confectionné avec des céréales génétiquement modifiées était beaucoup moins cher qu'un pain «bio»? Des chercheurs de l'EPFZ examineront la façon dont la population concernée perçoit les essais de dissémination en plein champ, et l'influence qu'exercent l'équité, l'affect et la confiance sur leur degré d'adhésion.

UAcceptabilité sociale

Existe-t-il une PGM socialement acceptable? Des éthiciens de l'Université de Bâle envisagent de recenser en détail les réserves éthiques de la population. Ils prendront pour exemple de scénario une PGM non comestible, sans capacité de pollinisation (ce qui élude les questions de contamination), et qui serait modifiée génétiquement pour produire une substance d'utilité médicale.

UVacciner les poissons

Les maladies bactériennes dont souffrent les poissons d'élevage sont traitées avec des antibiotiques, ce qui favorise l'apparition de souches résistantes. D'où l'idée de développer des alternatives comme des vaccins. Des biologistes de l'Université de Genève ambitionnent de modifier génétiquement une algue unicellulaire pour y inclure un vaccin contre l'agent de la furonculose. Ils assurent que «l'OGM sera employé comme vaccin mais ne sera pas dans l'assiette du consommateur».