L’air songeur devant un étalage de produits laitiers, Lisa passe un par un les yaourts grecs devant la caméra de son téléphone. Elle scanne les codes-barres et voit s’afficher à l’écran les informations sur les valeurs nutritionnelles, la présence d’additifs et l’apport calorique. Une liste de «qualités» et de «défauts» qui se résume en une note finale sur 100 et une mention «excellent», «bon», «médiocre» ou «mauvais». «Vu le score, difficile de ne pas en tenir compte», argumente la trentenaire en reposant un produit mal noté.

Lisa fait partie des 180 000 adeptes suisses de Yuka. Lancée en 2017, l’application française est arrivée au printemps dernier en terre helvétique et dans quatre autres pays européens, après avoir chamboulé les habitudes des consommateurs dans l’Hexagone. Avec ses 14,5 millions d’utilisateurs, Yuka exerce désormais un tel impact qu’elle met sous pression les industries agroalimentaire et cosmétique.