Peut-on parler de judaïsme sans évoquer l’holocauste? La réponse est non. Chambres à gaz, bottes noires, gestapo, crânes rasés et pyjamas rayés. Tant d’images qui se sont cristallisées dans l’inconscient collectif d’une partie du monde. «Etre juif, c’est se souvenir», disait le philosophe Elie Wiesel. Soit. Reste que, dans la galaxie culturelle du judaïsme, se situent, en marge du trou noir de l’Holocauste, des étoiles qui ne demandent qu’à briller. Et, c’est paradoxalement dans l’ancienne capitale du IIIe Reich, à Berlin, qu’elles trouveraient terre fertile.