Bill Clinton Dans l’affaire Lewinsky, le président des Etats-Unis, qui se trouve à la fin de son deuxième mandat, nie de toutes les manières possibles avoir eu des relations sexuelles avec la stagiaire de la Maison-Blanche. Dans une déclaration télévisée en janvier 1998, il déclare: «Je n’ai pas eu de rapports sexuels avec cette femme, Mademoiselle Lewinsky.» Il aura également cette fameuse formule: «Il n’y a pas de relation sexuelle, de relation sexuelle inappropriée ou une quelconque relation indécente»; en VO: «There is not a sexual relationship, an improper sexual relationship or any other kind of improper relationship.» Une position qu’il défendra devant le jury d’accusation, arguant que l’usage du temps présent rendait sa formulation exacte: «It depends on what the meaning of the word «is» is», déclare-t-il. Après avoir longuement disserté sur la question de savoir ce qu’était vraiment un rapport sexuel oral, Bill Clinton finira par admettre qu’il a bien eu avec Monica Lewinsky un «contact intime inapproprié». La procédure d’impeachment contre lui sera finalement repoussée par les sénateurs en janvier 1999. ■ Philipp Hildebrand L’affaire Hildebrand est rendue publique dans les premiers jours de janvier 2012. Le président de la Banque nationale suisse est accusé de délit d’initié dans le cadre d’importantes transactions en dollars effectuées par son épouse sur leur compte commun. Dans cette affaire, Philipp Hildebrand est conseillé par son avocat Peter Nobel, qui recourra à un conseiller en communication, Jörg Denzler, avec lequel il travaille régulièrement. Après avoir déclaré «ne pas avoir connaissance» des transactions incriminées, un courriel de sa banque révèle qu’il avait lui-même approuvé l’une d’entre elles. Acculé, il finit par donner sa démission le 9 janvier, estimant avoir perdu la crédibilité nécessaire à assumer ses fonctions. Mais, sur le fond de l’affaire, il continue d’affirmer que rien ne peut lui être reproché au regard du droit suisse. ■ Lance Armstrong Accusé de dopage à de nombreuses reprises tout au long de sa carrière, Lance Arm­strong a toujours nié en bloc, discrédité ses accusateurs, et trouvé le moyen d’échapper à l’enquête grâce à diverses complicités institutionnelles. En juin 2012, toutefois, l’agence américaine antidopage ouvre une procédure sur la base de témoignages d’anciens coéquipiers attestant qu’il avait eu recours au dopage entre 1998 et 2005. En août, Lance Armstrong annonce sa décision de ne pas contester les éléments de l’enquête. En octobre, l’Union cycliste internationale le déchoit de tous ses titres et le radie à vie. Il faudra attendre janvier 2013 pour entendre Lance Armstrong formuler des aveux pour la première fois. Il choisit la scène télévisuelle d’Oprah Winfrey pour cet acte de contrition publique.

Eric Woerth Dans le cadre de la tentaculaire affaire Bettencourt, Eric Woerth est mis en cause directement, en tant que trésorier de l’UMP et ministre du Budget, et indirectement, puisque son épouse Florence était une collaboratrice de Patrice de Maistre, le gérant de fortune des Bettencourt. Les accusations diverses – conflits d’intérêts, financements occultes – tombent dans le courant de l’été 2010. Eric Woerth adopte une stratégie de négation totale, répète à l’envi qu’il n’a jamais menti, qu’il est la victime d’une entreprise de démolition. Il est appuyé par l’ensemble de son parti, Nicolas Sarkozy en tête. Tout au plus finit-il par avouer avoir recommandé Patrice de Maistre pour la Légion d’honneur, alors qu’il avait longtemps affirmé «à peine connaître» ce monsieur. Sur le fond de l’affaire, Eric Woerth n’a jamais rien lâché. Il démissionnera de sa fonction de trésorier de l’UMP, mais jamais de sa fonction ministérielle. Il mènera jusqu’au bout le débat sur la réforme des retraites, avant d’être exfiltré du gouvernement lors du remaniement ministériel de novembre 2010. ■ DSK Lorsqu’il est placé en détention préventive, en mai 2011, Dominique Strauss-Kahn nie «de la manière la plus forte possible» avoir agressé sexuellement, tenté de violer ou séquestré Nafissatou Diallo, une femme de chambre du Sofitel de New York. Il démissionne de la direction du FMI, tout en déclarant qu’il plaidera non coupable. Le volet pénal de l’affaire se solde par la libération sur parole de DSK en juillet, après que la crédibilité de la plaignante a été mise en doute. Un mois plus tard, Nafissatou Diallo dépose une plainte civile. En mai de l’année suivante, DSK dépose lui-même une plainte contre Nafissatou Diallo, l’accusant de lui avoir «volontairement infligé une souffrance émotionnelle». En novembre 2012, un accord à l’amiable est trouvé entre les deux parties.