Santé

«Binge drinking», les raisons et les ravages

Dans «Comment l’alcool détruit la jeunesse», deux spécialistes analysent la beuverie express, qui, chez les ados, ravage le cerveau et accentue le risque d’addiction à l’âge adulte

Chaque début de semaine, «Le Temps» propose un article autour de la psychologie et du développement personnel.

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Se mettre une race, une mine. Se prendre une murge, une cuite, une biture. Chez les adolescents «cool», il n’y a pas de fête sans alcool. Avec ou sans pétards, mais toujours à boire. C’est ainsi: pour «s’enjailler», il faut s’échapper, perdre pied. Ou alors, chez les garçons, voir qui résiste mieux à ce petit jeu.

L’affaire peut être festive et joyeuse, elle peut aussi être expéditive et ravageuse. Dans le second cas, celui du binge drinking, l’excès fait sa loi. Apparue en 2003, cette pratique qui consiste à boire au moins cinq verres de 25 centilitres d’alcool fort en moins de deux heures a toujours ses adeptes chez les adolescents et fait, à juste titre, trembler les parents. Comment l’alcool détruit la jeunesse (Ed. Albin Michel), un ouvrage au titre sans appel, explique en détail les risques de cette beuverie express.