Podcast

Boris, autiste Asperger dans un monde si «normal»

Les situations les plus anodines peuvent être un enfer pour les personnes atteintes d’autisme. Rares sont celles qui osent en parler. Après avoir tenté de se fondre dans la masse, rasé les murs, il fend enfin l'armure

Imaginez seulement. Un anniversaire dans un bar? Un cauchemar. Un café entre collègues? L’angoisse absolue. Le quotidien peut être épuisant pour qui n’interagit pas comme le commun des mortels. Boris, officiellement diagnostiqué Asperger depuis un an, nous raconte sa quête désespérée de normalité dans ce nouvel épisode de «Brise Glace», le podcast du Temps.

Tout petit, il a déjà conscience de sa différence – mais comment expliquer, à soi, aux autres, à quoi elle tient exactement? Il y a les regards des «paumés» qui accrochent le sien depuis toujours, les tics qui contractent les muscles de son visage, les blocages et les obsessions qui l’agitent des mois durant.

Jeune adulte, il se trouve «des excuses pour justifier son état»: ses origines, l’histoire de sa famille, un accident de voiture, l’alcool – mais la vérité est ailleurs. C’est bien plus tard, une fois amené, par les hasards de la vie, à travailler avec des enfants autistes, que la similitude entre leurs symptômes et les siens lui sautent aux yeux. Il tombe alors le masque et se révèle, osant enfin «être lui-même». 

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