D’un côté, il y a «les mangeurs de vent», des «croyants» qui, en quête d’appartenance à un groupe, plébiscitent les récits univoques et réconfortants. De l’autre, il y a «les laboureurs», des êtres souvent solitaires et pragmatiques qui préfèrent l’expérience concrète aux envolées lyriques. «Les idées claires sont suspectes, car réductrices», prévient Boris Cyrulnik dans Le Laboureur et les Mangeurs de vent, son dernier ouvrage paru le 16 mars aux Editions Odile Jacob.