C’est sans doute l’un des anglicismes les plus usités des deux dernières années, pour le pire et pour le meilleur. La cancel culture – ou culture de l’annulation – est tenue pour responsable de nombreux actes, qu’ils soient commis dans l’espace public à l’image des déboulonnements de statues, ou sur les réseaux sociaux lorsqu’une personnalité publique est «lynchée» pour des paroles jugées inappropriées. L’exemple le plus récent est peut-être celui de J. K. Rowling, la célèbre autrice de la saga Harry Potter, menacée de mort après avoir tenu des propos jugés transphobes sur Twitter.