L'été, ses belles soirées, ses festivités, ses déhanchés, ses... règles de distanciations sociales. Comment, de Lausanne à New York en passant par Ibiza et Berlin, la pandémie redessine-t-elle les contours de nos nuits? Voici ce qu'explore cette série. Retrouvez ici le récit lié: Rave partys, insouciance à l’air libre

Appelons-le Hervé*. Il a 38 ans et travaille dans la finance à Genève. Le matin, il enfile son complet bleu et file «se cacher» au bureau. A midi, il déjeune avec des clients ou joue au tennis. Le soir, il rentre juste à temps pour embrasser ses enfants qui sont sur le point de s’endormir. Hervé incarne un idéal de réussite envié par beaucoup. Ses chemises sont repassées par la nounou, le SUV conduit par une épouse-entrepreneuse et le chalet à la montagne décoré par une amie reconvertie en architecte d’intérieur. «Ne serait-ce que pour ma santé mentale, j’ai besoin de m’échapper régulièrement à Berlin, explique Hervé. J’y vais entre potes et je fais la fête. Mais quand je dis faire la fête, ça veut dire que dimanche à 16 heures, j’y suis encore.»

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