Professeur associé à la Oregon Health & Science University, Charles Roselli est un spécialiste du mouton gay, et a beaucoup publié sur cette singularité animale connue. Dans une communication récente lors d'un congrès de neurosciences, il a mis en évidence une structure cérébrale différente chez les moutons gays, en particulier une diminution de la taille de certaines zones de l'hypothalamus chez les mâles homosexuels par rapport aux autres. Ces travaux rappellent ceux, hautement controversés, de chercheurs qui avaient cru pouvoir mettre en évidence des différences semblables chez les humains. Les études avaient été faites sur des corps d'hommes morts du sida, ce qui avait été considéré comme un biais assez important pour rendre ces résultats non pertinents. Avec beaucoup de précautions oratoires, Charles Roselli suggère que «dans un sens, nous confirmons ce qui a été trouvé chez les humains», ajoutant que cela ne suffit pas à expliquer l'origine des préférences sexuelles.