Les genres ne connaissent plus de frontières, les contours de nouvelles formes d'amour se dessinent, tout comme celles de la famille. Cette semaine, Le Temps explore le(s) futur(s) de nos identités et de nos relations amoureuses. 

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Orientation sexuelle: ce qui a changé (ou non)

La fin du couple monogame. Les uns la craignent, les autres la souhaitent. Certains la vivent. Comme Clara* et Edouard*, couple de trentenaires. «A mon sens, nous sommes monogames parce que nous voulons construire un avenir commun, avoir des enfants, amorce Edouard. Mais on peut être amoureux d’une personne et ressentir du désir sexuel pour une autre. Je ne crois pas que l’exclusivité dans un couple soit vivable. Je vis le sexe avec une autre comme quelque chose de sympathique, de fort. Or, même si je prends du plaisir comme jamais, ça ne changera rien pour notre couple. Parce que je suis amoureux de Clara.»

Ensemble, et en partie pour éviter les tromperies, ils essaient de se rapprocher d’un «mode de vie sans interdits», «sans sacrifices». Mais pas sans règles. «Pour moi, en club libertin, ce n’est pas envisageable que nous partions chacun de notre côté, confie Clara. Nous allons toujours rester dans la même pièce. Se voir renforce notre complicité. Nous nous concertons toujours avant.»