L’été sur les rails (1/3)

Les chemins de traverse des Centovalli

Du Valais à Domodossola pour une pause gourmande, puis quelques enjambées au Tessin: «Le Temps» vous embarque pour une balade épicurienne et sportive (oui, c’est possible!)

A quoi bon prendre l’avion quand les trains suisses offrent de si spectaculaires options? Cet été, «Le Temps» vous propose des trajets méconnus ou oubliés des Romands pour pimenter votre été.

Un itinéraire en train à l’image d’un point de couture. Comme une aiguille qui s’enfonce dans une étoffe, disparaît, et émerge un peu plus loin, notre trajet fait une incursion en Italie avant de revenir en terres helvètes. Bien vite, dans les haut-parleurs d’un train attrapé à 09h13 à Sion (ou à 08h18 à Lausanne), l’italien prend le pas sur l’allemand. Depuis Brigue, il ne faut qu’une demi-heure pour rejoindre Domodossola (IT). La ville piémontaise voit tous les samedis la foule se presser entre les étals de son marché, où se retrouvent des producteurs des vallées voisines. Passé l’avenue de la gare, il fait bon déambuler jusqu’à la Piazza Convenzione et, juste devant la Salumeria Pollini Angelo, saisir au vol un morceau de (très) vieux pecorino au stand de l’Azienda Laura. A glisser dans votre sandwich! De retour à la gare, il faut repérer le panneau «Locarno Centovalli», s’engouffrer dans le souterrain et se laisser tomber au coin d’une fenêtre du Centovalli Express.

Sur les rails, à travers les cent vallées

Ce petit train transfrontalier n’est pas «méconnu», mais les quelque 33 arrêts qui le ponctuent – sur 52 kilomètres à vitesse réduite – le sont un peu plus. La première pente gravie, les hameaux défilent… L’occasion de goûter à la lenteur, d’observer les maisons et bergeries de pierres sèches qui jouxtent la vigne en pergola, les étendues de fougères et de châtaigniers.