Pratiques

Chemsex, une valse de corps & de substances

GHB, Méthamphétamines, cathinones de synthèse et… sexe. Une combinaison qui fait des adeptes, notamment au sein de la communauté gay et questionne les professionnels de la santé. Bienvenue dans le petit monde des «chemsexeurs»

Pour Loïc*, 47 ans, tout a commencé par un rendez-vous avec un jeune homme séduisant, après quelques échanges via une application de rencontres. Un rendez-vous qui s’est révélé double: Loïc n’a pas seulement fait la connaissance d’un autre corps, il a également fait celle de la «3-MMC» proposée par son partenaire d’un soir. Il n’avait jamais pris de drogues mais ne voulait pas «mourir idiot». La 3-méthylmethcathinone est une molécule de synthèse dérivée de la cathinone; une drogue psychostimulante qui amplifie le désir, évacue tout sentiment de fatigue, décuple les sensations. «On est en résonance totale avec l’autre. Je n’imaginais pas que cela puisse exister. On est soi 2.0», conte-t-il. Vingt-quatre heures d’orgasmes ininterrompus et 2 grammes de poudre plus tard, Loïc n’avait qu’une envie: recommencer.

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