A Danderyd, banlieue chic de Stockholm, la messe du dimanche est un rendez-vous qu’on ne saurait rater. Les paroissiens, installés sur les confortables bancs chauffants de l’église du XIVe siècle, voient souvent deux pasteurs s’avancer vers l’autel: un homme, Peter Sandin, et une femme, Kristina Molander. Les deux, ensemble, vont expliquer la Parole, célébrer la cène, devant un auditoire depuis longtemps habitué à cette mixité. «Quand j’étais enfant, bien sûr, seuls les hommes donnaient la Communion, observe Larsvik, un des fidèles. Il y a des gens, surtout chez les plus âgés, qui regrettent cette évolution. Pas moi! Quand les femmes sont devenues pasteurs, elles ont permis à notre Eglise de représenter tous ses membres, et pas seulement la moitié.»