Si les Allemands ont l'air tellement sévère et martial, ce n'est pas, prétend l'Université de Saint Andrew (Ecosse), que l'âme saxonne soit particulièrement brumeuse, humorlos ou belliqueuse mais c'est que la gymnastique faciale provoquée par la prononciation de leur langue chérie leur fait une bouche en circonflexe – par exemple, les voyelles coiffées d'un Umlaut obligeraient les commissures à s'incliner vers le bas, ce qui peut avoir à la longue, sur le moral des troupes, pardon de la nation, un effet désastreux comme celui de ne pas rire aux dessins animés. Cet état de dépression nationale causé par les zygomatiques germaniques n'est-il pas confirmé par la réaction de l'ambassade d'Allemagne en Grande-Bretagne, qui n'a pas du tout rigolé à la publication de l'étude dont personne, bien sûr, n'oserait vanter la teneur hautement scientifique et pas du tout raciste, gäl, hechdouchondiniovogha?

«L'autre jour, j'ai commis l'erreur de regarder une émission qui évoquait ma carrière», a déclaré Robbie Williams, chanteur, patineur, ex-boy de bande devenu dans sa dernière vidéo spécialiste du jeter de cuisse sanguinolente sur top model vêtu de blanc cassé. «On me voyait reprenant Freedom, j'étais gros, écumant, dérangé, malheureux, incapable de tenir la scène. A la fin, j'ai appelé un pote pour lui dire: dépêchons-nous d'aller nous taper des nanas avant que quiconque ne découvre comment je gagne ma vie.»

«Si le peuple veut de moi comme roi, je suis prêt. Un roi peut être un facteur de stabilité, un personnage unificateur pour le peuple», a déclaré au New York Times ce gaffeur d'Emmanuel-Philibert de Savoie, risquant par ces mots de retarder l'abrogation de la loi interdisant aux mâles héritiers de la maison de Savoie de rentrer en Italie.

Dans sa toute dernière lettre, retrouvée récemment dans une sorte de journal intime fermé à clé par la force d'une serrure très, très rouillée, Lewis Carroll – qui signa ladite missive de son pseudonyme de plume et non pas de son nom de baptême, Charles Dodgson – souhaitait un joyeux Noël 1897 à son treizième enfant, une certaine Muriel, et lui annonçait qu'elle allait bientôt recevoir une tarte aux prunes.