Glamour à mort. Ils ne se quittent plus. Le mannequin Kate Moss, l'icône des années 90, la Marilyn des nineties. Et Jefferson Hack, cofondateur du magazine Dazed and Confused, né en 1971 à Montevideo d'un père prospecteur d'or et d'une mère tout à la fois suissesse et trapéziste.

Prenez un ancien mannequin (Kajsa Leander) et un ancien critique de poésie nordique (Ernst Malmsten). Donnez-leur des millions pour qu'ils fondent un site de mode on line, qu'ils baptiseront Boo.com, pour qu'ils se livrent à une débauche de moyens, à une orgie de surenchère snobino-médiatique. A l'arrivée, vous obtenez au moins quatre choses. Un site que personne, ou presque, n'est jamais arrivé à ouvrir. Une des faillites les plus retentissantes du Net. Un livre autobiographique des deux fondateurs volages (A dotcom story from concept to catastrophe). Et peut-être un film, sur cette histoire abracadabrantoufique, dans lequel Cameron Diaz pourrait bien avoir deux ou trois choses à montrer.

Lu dans The Observer. Quel est le point commun entre Lord Byron, Gustave Flaubert, Paul Valéry, Arthur Miller, Tennessee Williams? Tous étaient des nageurs compulsifs, des crawleurs impénitents, des brasseurs incurables, des sportifs jamais en repos de livrer leur corps mélancolique à la promesse de tant de caresses, au courant de tant d'étreintes aquatiques plus difficiles à retenir, encore, que les mirages aux yeux secs.