Après avoir partagé leur identité avec leurs collègues, 62% des personnes LGBTIQ+ sont plus engagées et plus innovantes. C’est ce que dévoile une étude réalisée par la société de recrutement ManpowerGroup. Et pourtant, le coming out (l’annonce volontaire d’une orientation sexuelle, d’une identité de genre minoritaire) au travail est loin d’être évident. Plus de 4700 personnes issues de 14 pays d’Europe dont la Suisse, l’Allemagne et l’Italie, membres et non membres de la communauté LGBTIQ+ (personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes, queers) ont répondu à diverses questions entre fin mai et fin juin 2021.

L’occasion d’observer à travers les résultats ce qu’implique le coming out dans un processus de recrutement, dans le travail au quotidien… et lors du travail à distance. Docteure Léïla Eisner, chercheuse au Fonds national suisse de recherche scientifique et coresponsable du Panel Suisse LGBTIQ+ [une étude réalisée annuellement en Suisse, ndlr], revient sur les résultats de cette enquête.