Le 27 septembre, les Suisses et les Suissesses se prononcent sur un congé paternité de deux semaines, issu de longues tractations politiques. Nous explorons les enjeux de ce choix à travers une série d’articles.

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La Suisse, dernier bastion européen à résister au congé paternité, tire aussi la langue en termes de natalité. Avec en moyenne 1,5 naissance par femme, les Helvètes ont moins d’enfants que les Européens, et sont loin du seuil des 2,1 naissances nécessaire au renouvellement des générations (voir aussi les mots clés au bas de cet article).

Si 70% des Suissesses estiment qu’avoir un enfant aura un effet négatif sur leur carrière, contre 37% des hommes, cela ne relève pas du hasard. Cette appréhension de la procréation s’enracine dans un modèle familial encore traditionnel, selon Clémentine Rossier, professeure à l’Institut de démographie et de socioéconomie de l’Université de Genève.