Cela fait une année qu’il enfile ce qu’il appelle en souriant le remonte-couilles. L’affaire est néanmoins très sérieuse. Guillaume Daudin, Parisien de 34 ans, journaliste à l’Agence France-Presse, est un homme contracepté. Sa compagne ne prend plus la pilule. La sexualité du couple est épanouie et le risque de fécondation a été écarté grâce à… monsieur. Ce qui est pour le moins rare. Guillaume porte quinze heures par jour l’Andro-switch, un anneau en silicone qui permet la remontée mécanique des testicules contre la poche pubienne. Un peu le principe (mais très modernisé) du slip chauffant bricolé jadis avec un soutien-gorge et une chaussette d’enfant. Il explique: «J’insère l’anneau sur ma verge et mon scrotum pour maintenir mes testicules au plus proche du corps. La chaleur va ainsi freiner la production de spermatozoïdes en gagnant au moins un degré, 36-37 au lieu de 34-35.»