C’était en 1974. Françoise d’Eaubonne, ancienne résistante française, cofondatrice du Mouvement de libération des femmes et essayiste, publie Le Féminisme ou la mort. Pour la première fois, le terme d’«écoféminisme» apparaît. Cette figure du militantisme lui consacre même un long chapitre, que les Editions PUF rééditent sous le titre: Naissance de l’écoféminisme. Françoise d’Eaubonne y pose les bases d’un projet de renversement du «système mâle», perdu dans une course mortifère à la surconsommation. Pour elle, luttes féministes et écologiques sont liées, ne serait-ce qu’à travers l’enjeu alors brûlant du droit à l’avortement, dans un contexte de surpopulation qui menace déjà.