L'Autorité maritime de Malte, sous laquelle battait le pavillon du pétrolier affrété par TotalFina, devrait rendre son rapport fin septembre. Elle vient d'en adresser une première version aux neuf parties intéressées, l'armateur (Giuseppe Savarese), la société de management (Manager Panship), le commandant du navire (Karun Sunder Mathur), la société de classification des pétroliers (INRA), l'affréteur (Total Transport, filiale de TotalFina), le Bureau enquêtes accidents (BEAMer), la Commission européenne, l'association des armateurs pétroliers (Intertanko) et l'Organisation maritime internationale (OMI). Ces organismes doivent lire ce dossier classé «strictement confidentiel» d'ici au 11 septembre et faire leurs commentaires avant sa parution. Mais le Collectif citoyen anti-marées noires tiendrait de source sûre que la corrosion y est citée comme un des facteurs principaux de la perte du pétrolier. Le rapport du juge d'instruction sur les responsabilités pénales n'est, lui, pas attendu avant la fin de l'année et les expertises de la cargaison se poursuivent toujours à Brest.