Les langues se sont déliées au fil des trajets matinaux sur le chemin de l’école. Le dernier-né de mon voisin, Jonathan Germond, roupille dans le porte-bébé tandis que l’aînée marche 20 mètres devant nous, comme pour marquer son autonomie. Les 200 mètres quotidiens qui nous séparent de l’école sont l’occasion de causer des nuits difficiles, du passage de un à deux enfants, du couple et de la paternité. Et puis un matin, nous avons évoqué la vasectomie.