Sport

«Pour la Course de l’Escalade, les bénévoles sont une ressource humaine très précieuse»

Jerry Maspoli est le nouveau président de la Course de l’Escalade. L’événement populaire s’appuie sur une brigade de volontaires. Les attentes de ces bénévoles changent. La course suit le mouvement

A l'occasion de la remise, le 1er octobre, du prix annuel de la Fondation pour Genève, «Le Temps» consacre une série d'articles à ces bénévoles qui donnent de leur temps pour soutenir des causes, des associations ou des événements qui animent la vie publique genevoise.

Lire aussi

Chez les nouveaux bénévoles, engagement et égoïsme ne sont pas contradictoires

«A vélo tandem, les bénévoles sont nos yeux»

Monument du sport genevois, la Course de l’Escalade bat des records d’inscriptions année après année. Mais il est un exploit plus méconnu lorsque l’on évoque cet événement populaire qui anime la Vieille-Ville durant le premier week-end de décembre. Chaque édition est possible grâce à la dévotion de bénévoles qui, des membres du comité d’organisation à ceux qui sécurisent les pavés de ce parcours exigeant le jour de la course, ne comptent pas leurs heures pour rendre l’épreuve inoubliable.

1300 personnes

Les organisateurs se reposent sur 1300 personnes, dont certaines assument plusieurs postes. L’improvisation n’est pas permise. Il y a quatre ans, Jerry Maspoli, aujourd’hui le nouveau président de l’événement, a pris en charge le développement d’une plateforme informatique pour gérer l’activité de cette chaîne de bonnes volontés. Les bénévoles peuvent notamment y indiquer à quelles heures précises ils sont disponibles, quelles tâches ils sont prêts à remplir. L’outil sert également à la gestion du repas des bénévoles qui, nouveauté 2018, disposeront d’un service de catering. Pour la première fois, la Course de l’Escalade se déroulera cette année sur deux jours (les 1er et 2 décembre).

Les attentes de ceux qui s’engagent pour la course évoluent. «Il y a plusieurs années, ils se mettaient à disposition en nous disant que l’on pouvait leur faire faire ce que nous voulions, résume Jerry Maspoli. Aujourd’hui, ils désirent savoir à quelle heure précise commence et se termine leur tâche. La plateforme nous permet d’en savoir plus sur ce qu’ils attendent: recevoir le t-shirt que nous leur offrons, vivre l’ambiance de l’événement, participer à un moment de convivialité. Trouver des gens motivés est difficile, nous devons les choyer. Les bénévoles sont une ressource humaine très précieuse.»

Naguère, un seul rendez-vous avec la police

Jerry Maspoli est entré au comité d’organisation il y a une quinzaine d’années. A cette époque, un unique rendez-vous annuel était fixé avec la police genevoise. Le nouveau directeur, qui a pris la relève de Jean-Louis Bottani après l’édition du 40e anniversaire en 2017, en aura eu neuf avant que les premiers coureurs ne s’élancent. Les exigences administratives ne cessent d’augmenter. Ces contraintes pèsent en priorité sur les «comitards», comme les appelle Jerry Maspoli, des personnes qui s’investissent toute l’année et qui assument des responsabilités toujours plus chronophages. En plus des réunions du comité (une fois par mois toute l’année, toutes les trois semaines dès l’automne), certains pilotent des groupes thématiques qui engendrent d’autres rendez-vous avec des fournisseurs et des partenaires.

Le travail administratif est devenu tel que la Course de l’Escalade est désormais dotée d’un secrétariat de trois personnes (290%). «On ne peut plus organiser cette course «à la bonne franquette», comme aimait le dire Jean-Louis Bottani. Le bénévolat fonctionne uniquement si l’on demande un investissement qui reste raisonnable. J’adopte un mode d’organisation moins pyramidal que mon prédécesseur. Cela a fonctionné pendant des années. Et cela continuerait à fonctionner si nous avions dix Jean-Louis Bottani. Mais ce n’est pas le cas. Je crois que les coureurs comprennent la nécessité de cette évolution.»


Pour s’inscrire comme bénévole, suivez ce lien.

Publicité