Les discours solennels, les fleurs, les unes grandioses, les posts Instagram, les larmes. Partout, les hommages. Le monde pleure Elisabeth II. Il pleure à la fois une reine, une figure, un symbole. Et la fin d’une constante dans l’inconstance. Derrière l’émotion se cache une fascination géante pour celle qui, durant 70 ans, a incarné plus qu’elle n’a parlé. Comment appréhender cette aura et qu’est-ce que ce deuil collectif dit de notre société? Pourquoi les voix critiques, néanmoins présentes, peinent-elles à résonner dans la symphonie des honneurs? Annik Dubied, professeure en journalisme et en communication à l’Université de Neuchâtel, a notamment travaillé sur la presse people. Elle répond au Temps.