Une équipe de chercheurs américains affirme avoir découvert un «interrupteur anti-graisse». Il s'agit d'une protéine, appelée Wnt-10b, qui, lorsqu'elle est active, empêche les cellules préadipeuses de devenir des adipocytes. En revanche, si cette même protéine est désactivée, la transformation cellulaire est possible, ce qui entraîne une accumulation supplémentaire de graisses dans le corps.

Comme les chercheurs l'expliquent dans la revue Science du 11 août, les protéines de type Wnt sont sécrétées par les cellules et interviennent dans plusieurs processus biochimiques. Elles sont par exemple capables d'interférer dans l'expression génétique de la cellule. Il semble ainsi que la Wnt-10b peut inhiber, à l'intérieur même du noyau, des signaux moléculaires qui commandent la transformation d'une cellule adipeuse en puissance, un préadipocyte, en adipocyte ou cellule adipeuse.

«Au cours de la croissance, la Wnt-10b semble dire aux cellules: vous, vous deviendrez des cellules adipeuses, vous des cellules musculaires, explique Sarah Ross, chercheuse à l'Université du Michigan et principal auteur de l'article. Ce mécanisme aide à définir la destinée des cellules. Et, si le commutateur n'est pas poussé du bon côté, davantage de graisse est accumulée.»

A ce stade des recherches, il est impossible d'imaginer guérir l'obésité grâce à cette découverte. Mais ces travaux, s'ils sont poursuivis, permettront peut-être de définir de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter une maladie qui touche entre 10 et 25% de la population européenne.

A. Vs