Sale temps pour nos libidos? Enquête après enquête, pays après pays, les chiffres se confirment: les sociétés occidentales s’intéressent de moins en moins aux plaisirs de la chair. En Allemagne, le nombre de personnes sexuellement actives a chuté de 11% entre 2005 et 2016 (Université de Leipzig). 29% des Anglais n’ont pas eu de rapport depuis un mois, soit une augmentation de 4,5% entre 2001 et 2012 (enquête Natsal). Aux Etats-Unis, 40% des lycéens ont déjà fait l’amour… et c’est 14% de moins qu’en 1991 (Centers for Disease Control and Prevention’s Youth Risk Behavior).

Renouvellement des générations oblige, ce sont surtout les jeunes qui se retrouvent sous la loupe des chercheurs – et qui génèrent la plus grande inquiétude. Pourquoi les millennials tardent-ils tant à se mettre en couple? Sont-ils rivés à leurs écrans au point d’oublier l’appel du désir? Sont-ils blasés? Sont-ils trop préoccupés par leur nombril pour laisser filer leur regard un peu plus bas? Mais dites-moi, ce ne serait pas encore un coup des jeux vidéo ou de la nourriture végane, par hasard?