– Que vous souhaiter pour les dix prochaines années?

– D'être à la hauteur de ce que j'ai accompli ces dix ans. J'aimerais poursuivre le développement de mon family office. Réussir l'accompagnement de mes enfants dans leur scolarité. Un défi car le système d'éducation n'a pas évolué. Et laisser la Coupe de l'America dans un état meilleur que celui dans lequel je l'ai trouvée.

– Où vous imaginez-vous en 2018?

– Si j'arrive jusque-là, ce serait pas mal. J'espère être en forme.– Vous projetez-vous facilement?

– Tout le temps. Quand les grands théoriciens ont commencé à parler de vision, j'ai trouvé ça banal. Il faut savoir se projeter à moyen terme.

– Des résolutions?

– Même si je suis croyant, j'ai du mal avec la confession. C'est un exercice utile. Avec ses proches, un prêtre ou un psychologue. Mais à petite dose. A force d'avoir dû me confesser tous les jeudis, j'ai fini par avoir du mal à croire aux bonnes résolutions.

– Qu'aurez-vous gagné dans dix ans?

– Une autre Coupe de l'America? J'espère que j'aurai appris à connaître mes enfants. Que j'aurai gagné la confiance des gens qui travaillent avec moi.

– Et perdu?

– Un peu de jeunesse. J'espère que je n'aurai pas perdu de temps.

– Qu'est ce qui vous effraie pour l'avenir?

– Un regain d'intolérance et de tensions économiques et politiques entre les pays. La Seconde Guerre mondiale s'éloigne, on oublie qu'une erreur est vite arrivée.

– Un jour ou l'autre, le temps vous donnera raison. A quel propos?

– La Coupe de l'America!