Il y a d’abord le bruit de son enfance: celui des tronçonneuses, que son bûcheron de père avait importé des Etats-Unis vers l’Europe et qui ont rythmé ses journées à la maison. Et puis toutes ces odeurs: celle de la sciure, des fleurs, et du muguet de la forêt de Rambouillet pour créer un contrepoint parfait au bois découpé. Dominique Roques est rempli de souvenirs quand on lui demande de raconter ses madeleines de Proust. C’est avec elles qu’il a su créer son lien indéfectible à la terre. Il s’est un jour lancé avec des amis dans le business de distillation des aiguilles de pin. Une première rencontre fondatrice pour s’immerger dans ce milieu; il y en aura des tas d’autres.