Profil bas. C'était le style adopté par la rousse Fergie depuis qu'elle avait été déclarée persona non grata à la cour d'Angleterre, lassée par ses frasques de divorcée. Ce silence devait lui peser. Elle vient d'accorder une interview au Sunday Telegraph dans lequel elle fait, avec le franc-parler et le mépris des convenances qui la distinguent, l'apologie de son ex-belle-mère, qui appréciera à sa juste valeur le compliment. Pour les amateurs de «real life», ses propos valent leur pesant de joyaux de la couronne.

«The Boss»

«En tant que personne, Elisabeth II est mon icône, s'extasie Sarah Ferguson. C'est la personne la plus fantastique que je connaisse. Sa Majesté a un merveilleux sens de l'humour, elle adore chanter, c'est la plus grande lectrice du monde et elle est pleine de compassion. Je l'appelle «the Boss», «la patronne», et si on devait voter pour la meilleure mamie du monde, ce serait elle, assurément.»

Après ces quelques considérations préliminaires, Fergie s'attache à montrer qu'il lui arrive toujours de prendre le thé à Balmoral, la résidence écossaise de la reine.

Elle a enseigné à ses filles, Béatrice, 12 ans, et Eugénie, 11 ans, un code de conduite très strict lorsqu'elles sont en compagnie de leur grand-mère. «Nous avons notre petite serviette, nous offrons un canapé à mamie avant de remplir notre assiette, nous n'enlevons pas les raisins des scones. Nous ne réclamons pas non plus de ketchup quand le duc d'Edimbourg est à la table. Nous ne disons pas que le jus de fruit a un goût de vieux, même si c'est vrai. Nous ne disons pas non plus que nous n'aimons pas les canapés au pâté. Nous la fermons et nous mangeons ce qu'on nous donne. Des croquettes de poisson, il y en a plein la maison.»

Des morues aussi, serions-nous tentés de dire, pour parler comme la duchesse.