Valais

Evaluer le risque d'avalanche le long d'un sentier didactique

C'est pour estimer le risque d'avalanche, qu'a été tracé le Maya Nivo Trail, un sentier de prévention situé dans la région de St-Martin en Valais. Il s'accompagne d'une application pour smartphone gratuite.

De Grange Neuve à Lovégno, dans le val d'Hérens, les randonneurs à skis ou en raquettes découvrent une vingtaine de panneaux répartis le long de l'itinéraire. Il s'agit d'un sentier de prévention des avalanches.

Testé durant une partie de l'hiver dernier sur le tracé qui va de 1670 à 2370 mètres d'altitude, les panneaux ont visiblement séduit et ont été installés dès le début de la saison hivernale 2018/2019. Le sentier de prévention peut se parcourir dans un sens comme dans l'autre, a précisé à Keystone-ATS son concepteur, le nivologue Robert Bolognesi.

Les panneaux illustrés donnent les informations en trois langues (français, allemand, anglais). Ils traitent par exemple de la pluie et de ses effets sur le manteau neigeux, de la neige fraîche et de la manière de la reconnaître sur le terrain, des types de pente ou encore des fissures sur la neige.

Version numérique

Autant de critères qui doivent aider les randonneurs à évaluer les dangers d'avalanche. Toutes ces données figurent également dans le NivoTest, dont son concepteur Robert Bolognesi a lancé la version numérique en 2016, lui ajoutant des nouveautés depuis.

Lire également Un drone autonome pour accélérer la recherche de victimes d’avalanches

L'application s'adresse aussi bien aux débutants qu'aux skieurs expérimentés. Elle fournit au final une grille de décision avec une évaluation du risque local de dangers d'avalanche qui va de «situation assez sûre» à «situation dangereuse».

Pas de béton

Sur le sentier de prévention, les panneaux sont visibles dès octobre environ et jusqu'en avril-mai. Fabriqués en bois de mélèze local, ils sont profondément plantés dans le sol, sans socle en béton, afin de laisser le site vierge une fois qu'ils sont retirés.

Le concept a séduit l'office du tourisme de St-Martin et pourrait bien essaimer. «La région de Chamonix serait intéressée à le tester», indique Robert Bolognesi.

Publicité