Les genres ne connaissent plus de frontières, les contours de nouvelles formes d’amour se dessinent, tout comme celles de la famille. Cette semaine, Le Temps explore le(s) futur(s) de nos identités et de nos relations amoureuses.

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La première fois que j’ai mis un casque de réalité virtuelle sur ma tête, j’ai découvert un autre monde. Monde qui s’inspire pourtant du réel, puisque le procédé consiste à recréer artificiellement un environnement dans lequel on a l’impression de se mouvoir. Ce jour-là, à l’aide de cette technologie immersive, j’ai nagé avec des dauphins. Je savais que je ne le faisais pas pour de vrai, mais l’impression était vertigineuse. J’ai découvert par la suite des usages plus politiques de la réalité virtuelle.

Par exemple, auprès de Guillaume Clere, de l’entreprise Reverto, qui travaille sur la manière dont la VR (pour «Virtual Reality») peut aider à comprendre les violences de genre. Un de ses prototypes, auquel j’ai contribué, La Traque, porte sur le harcèlement sexuel. Dans cette expérience, l’utilisateur-ice visionne plusieurs scènes en adoptant le point de vue de Lucie, une employée harcelée par son collègue de bureau. «Notre société est structurellement sexiste et assigne des rôles sociaux aux femmes et aux hommes. L’idée est de remettre cette réalité en question en se glissant dans la peau de la victime», explique Guillaume Clere.