Chaque fois, c’est pareil. Quand vient le semi-confinement, les fitness ferment et je suis privée de danse cardio. Une activité que je mène assidûment et qui me procure un plaisir fou, comme souvent évoqué ici. Son interruption me pèse, donc, mais je dois bien avouer que mon corps me dit merci. Puisque je suis une pile, je remplace ces cours de zumba et de body jam par de longues marches dans la campagne et je sens que ces promenades sont plus adaptées à mon body que mes habituels sauts de cabri.

«Hé ho, là-haut!»

Je ne suis pas la seule, je crois: la plupart de mes amis et connaissances quinquas qui pratiquent une activité sportive soutenue finissent par se blesser. Je ne compte pas les problèmes de genoux, chevilles, dos, nuque (les deux derniers étant souvent liés au yoga sportif), d’épaules, de hanches, etc. Comme si le corps disait: «Hé ho, là-haut, faudrait ptêt’ y aller mollo! J’ai déjà bien vécu, porté, cravaché et là, après cinq décennies, si je pouvais prendre mes quartiers, ce serait franchement pas de trop…»

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Pourtant avoir 50 ans aujourd’hui, ce n’est pas comme avoir 50 ans hier. Avec les progrès de l’alimentation, de l’hygiène de vie (on fume moins, on boit moins), avec l’état d’esprit swag et le meilleur équilibre entre travail et repos, les quinquagénaires ont des élans de trentenaires. Dans un article sur les quincados publié dans Le Temps bien avant l’ère covid, le sociologue Serge Guérin disait qu’il était correct de se sentir jeune à cet âge en raison des facteurs suivants: «Déjà, il n’y a jamais eu autant de gens en activité à 50 ans. Ensuite, c’est la première fois dans l’histoire que cet âge correspond à la moitié de la vie. Enfin, c’est aussi la première fois que les gens arrivent à 50 ans dans une telle forme, que ce soit sur les plans physique ou neurologique.» Du coup, peut-on oui ou non cabrioler, lorsqu’on est quinqua?

La marche, plus efficace contre les graisses

Plutôt pas, répondent la plupart des sites de remise en forme. Pour conserver la tonicité de la masse musculaire et brûler les graisses à notre âge, mieux vaut marcher à un rythme cadencé que courir et se mettre dans le rouge, niveau cardio. «Alors que n’importe quel exercice peut brûler des calories, la marche active pendant quarante-cinq minutes permet au corps de puiser dans ses réserves de graisse», explique le site EnvieDeMarcher.com, qui donne comme repère de bonne ventilation la capacité à «tenir une conversation».

Une fois le brouillard matinal levé, l’automne est doux et la campagne est belle. Marcher seul.e et méditer ou à plusieurs et converser, il y a pire programme pour se déconfiner!


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Darius ou la fracture des générations