Parce que la sexualité fait partie de nos vies mais qu'elle reste pourtant taboue, «Le Temps» inaugure un nouveau rendez-vous: deux fois par mois, la chroniqueuse et journaliste Maïa Mazaurette donnera son point de vue sur un sujet d'actualité

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Une toute récente étude du département de psychologie de l’Université de Berne*, citée par le magazine Wissen, démontre la persistance de clivages de genre très marqués en matière de sexualité. Par exemple, en raison des codes homophobes de la virilité («un vrai mec n’est pas une tapette»), les hommes ne peuvent pas fantasmer aussi facilement que les femmes à l’idée d’avoir des rapports homosexuels. D’où un répertoire imaginaire coupé aux entournures, auquel il «manque» une moitié de partenaires imaginaires. En effet, seulement 23% des hommes peuvent se rêver bisexuels. Les femmes à l’inverse sont plus fluides: si trois quarts d’entre elles se déclarent hétérosexuelles, près de 40% ont des fantasmes bisexuels (seulement 56,5% des femmes ont des fantasmes strictement hétérosexuels).

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