N’arrivez jamais à l’heure à un défilé. C’est une règle qu’il faudrait inscrire dans le manuel de survie aux fashion weeks. Si un tel ouvrage existait. Lors de l’édition parisienne printemps-été 2023, qui s’est terminée mardi, certains shows ont débuté avec près d’une heure de retard, soit deux fois plus qu’à l’accoutumée. Une heure. Dans la vie normale, c’est la durée d’un déjeuner, d’un cours de boxe, ou de deux épisodes d’Emily in Paris, dont la troisième saison s’apprête à sortir sur Netflix. Dans l’arène de la mode, c’est le prix à payer pour la présence des stars, qui ont dominé une fashion week post-covid très intense: de nombreuses maisons sont revenues sur le calendrier officiel après deux ans et demi d’absence.