«En Suisse, il existe de plus en plus de stages d'initiation au hors-piste, pour connaître le manteau neigeux, les techniques d'avalanche, etc., explique la championne romande. Il faut éduquer les skieurs qui veulent faire du hors-piste. A la place d'interdire formellement, ce qui pénalise les professionnels, la prévention et l'éducation sont des mesures plus efficaces pour réduire le nombre de victimes des avalanches. Il n'y a pas de problèmes pour faire du hors-piste, mais les gens doivent simplement être responsabilisés.»

Pour la skieuse, il est nécessaire de consulter les prévisions météorologiques. «Par exemple, il ne faut pas aller faire du hors-piste le lendemain de grosses chutes de neige mais attendre que la neige se tasse. Enfin, et c'est très important, il est impératif d'être muni d'un équipement de sécurité, dont on sait se servir, c'est-à-dire un sac à dos, une pelle, une sonde et un DVA (détecteur de victime d'avalanche). Il s'agit d'un émetteur-récepteur qui permet aux secouristes de retrouver plus facilement les victimes sous neige. Il est vendu 300 francs suisses.»