égalité

Féministe ou non-féministe, peu importe, au fond!

Au lendemain de la grève du 14 juin, Laurence Bachmann montre que nombre de femmes sont féministes dans les faits sans pour autant revendiquer l’appellation. Les soutiens émancipateurs? Les copines et la lecture

Laurence Bachmann se méfie des étiquettes qui séparent ce qui pourrait être réconcilié. Au lendemain de la grève du 14 juin, la sociologue genevoise désavoue ce procédé, en particulier sur le terrain du féminisme, qui, dit-elle, «n’est pas une valeur scientifique, mais une catégorie de sens commun». C’est que le féminisme relève du ressenti de chacun(e) et évolue constamment. «Une femme peut se déclarer féministe et se soumettre à son compagnon ou à son patron. A l’inverse, une autre femme peut se déclarer non féministe et défendre farouchement son indépendance», détaille la chercheuse. Ce qui compte pour la sociologue genevoise, spécialisée dans les études genre? Comprendre ce qui incite une femme au cours de sa vie à s’éloigner progressivement du schéma traditionnel. Et, surprise, dans ce processus, les amies et la lecture jouent un rôle prépondérant.

Le Temps: Laurence Bachmann, vous êtes, dites-vous, pleine d’empathie par rapport à la conscientisation des inégalités de genre. Explications!