Helmut Fritz doit se sentir moins seul. Helmut Fritz, c’est donc le nom du chanteur qui a signé le tube de l’été 2009: «Ça m’énerve». Une chanson volontairement (?) bête, qu’on continue d’entendre partout, produite par Laurent Conrad, avec des paroles qui jouent sur le name-dropping: «J’entre au Costes boire un verre… Ça m’énerve… Zadig & Voltaire… Ça m’énerve… Kate Moss… Ça m’énerve.» Ces jours-ci, Helmut Fritz et son «Ça m’énerve» sont rejoints par un autre rouspéteur, le chansonnier Alexis HK, dont le titre «La maison des ronchonchons» passe de plus en plus souvent à la radio. Une composition drolatique qui prend à contre-pied la fameuse «C’est une maison bleue» de Maxime Le Forestier. Deux chansons cynico-parodiques suffisent-elles, aujourd’hui, à lancer une mode? «Natürlich», dirait Brüno.

Sim était né Simon Berryer. Avant de prêter son visage d’E.T. à des tubes médiocres et de faire le singe maigrichon à la télévision, il avait été opérateur de cinéma, puis avait joué chez Fellini ou Michel Audiard. Sim, comique populaire français, est mort d’une embolie dimanche, à Saint-Raphaël, à l’âge de 83 ans. On lui doit des sketches oubliables et une façon de parler de soi attendrissante («L’erreur est humaine, regardez-moi»). Sim. Trois lettres, comme RIP.